Montre automatique ou quartz : comment bien choisir

Asterion automatic watch with AUTOMATIC 200M printed on its black dial, resting on stone

Choisir entre une montre automatique et une montre à quartz est la première vraie décision d'un achat, et on la présente presque toujours comme une affaire de goût — la mécanique noble d'un côté, la pile bon marché de l'autre. Ce raccourci est faux, et les fiches techniques d'un catalogue réel suffisent à le montrer. Une montre automatique est plus épaisse et plus lourde. Une montre à quartz est plus précise. Ce ne sont pas des opinions.

Ce guide compare les deux à partir des caractéristiques publiées de chaque modèle du catalogue — huit familles de montre automatique et douze familles de montre à quartz, avec le mouvement, le diamètre, l'épaisseur et le poids que chacune annonce. Il traite aussi de la catégorie intermédiaire dont personne ne dit le nom, et des modèles dont la fiche reste muette sur ce qu'il y a à l'intérieur.

La réponse courte

Prenez une montre automatique si vous portez la même montre presque tous les jours et que le mouvement fait partie du plaisir. Prenez le quartz si vous alternez entre plusieurs montres, si vous cherchez la plus fine ou la plus légère, ou si vous voulez une montre encore à l'heure après trois semaines dans un tiroir. Dans cette collection, la plus fine fait 7 mm et la plus légère 49 g — les deux sont à quartz.

Ce qui sépare vraiment les deux

Une montre automatique est une montre mécanique qui se remonte seule. Une masse oscillante tourne avec les mouvements du poignet, tend un ressort de barillet, et ce ressort entraîne les rouages. Aucune pile n'intervient. Posez la montre et elle continue sur la tension déjà emmagasinée — environ un jour et demi sur les mouvements utilisés ici — puis elle s'arrête.

Une montre à quartz fonctionne grâce à une pile qui fait vibrer un cristal de quartz à fréquence fixe. Rien à remonter, rien à emmagasiner. Elle marche dans un tiroir aussi bien qu'au poignet, pendant environ deux ans, puis on change la pile.

Tout le reste découle de là. La montre mécanique a besoin d'une masse oscillante, d'un barillet et d'un train de rouages, et c'est pour cela qu'elle est plus épaisse. La montre à quartz a besoin d'un circuit, d'une bobine et d'une pile, et c'est pour cela qu'on peut la faire en 7 mm.

Les trois différences que l'on sent au poignet

1. L'une des deux s'arrête quand vous la retirez

C'est la différence qui tranche pour la plupart des acheteurs, et elle n'a rien à voir avec la qualité. Une montre automatique portée tous les jours ne s'arrête jamais. Une montre automatique portée le samedi est retrouvée arrêtée chaque samedi, et il faut la remettre à l'heure avant de la mettre. Si vous possédez plusieurs montres et que vous alternez, chaque automatique de la rotation devra être réglée, à chaque fois.

Deux des automatiques présentées ici annoncent aussi un remontage manuel — l'Asterion et la Solarius — ce qui permet de les remonter à la couronne sans attendre la masse oscillante. Cela raccourcit le rituel, cela ne le supprime pas.

2. L'automatique est toujours la montre la plus épaisse et la plus lourde

Pas parfois : systématiquement, et avec un écart large. Toutes les automatiques qui publient une épaisseur se situent entre 11,5 mm et 15 mm. Les modèles à quartz commencent à 7 mm. La montre la plus lourde à annoncer un poids est une automatique de 175 g ; la plus légère est un quartz de 49 g. C'est plus de trois fois le poids, et une heure au poignet suffit à s'en rendre compte.

Ce point compte plus que la fiche technique ne le laisse croire, parce que c'est l'épaisseur qui décide si une montre passe sous une manchette de chemise. Si vous portez des costumes, le boîtier à quartz de 7 mm est un objet réellement différent de l'automatique de 15 mm — et aucun mérite mécanique n'y change quoi que ce soit.

3. La précision penche dans l'autre sens

Un bon mouvement mécanique est attendu autour de dix à trente secondes d'écart par jour. Un mouvement à quartz est attendu autour de quinze secondes par mois. Le quartz n'est pas un peu plus précis : il l'est d'un autre ordre de grandeur, et cet écart tient à la physique des deux systèmes, pas au prix ni au soin apporté.

Ce que la mécanique offre en échange, c'est une machine qui vous appartient entièrement : pas de pile, un entretien plutôt qu'un remplacement, et un travail visible pendant que vous la portez. C'est l'échange honnête, et il est réel — il n'est simplement pas un argument de précision.

Les huit familles automatiques

Toutes sont des montres mécaniques à remontage automatique. Le tableau reprend ce que chaque modèle publie ; une case vide signifie que la fiche produit ne donne pas l'information, ce qui est déjà bon à savoir avant d'acheter.

Montre Mouvement Boîtier Épaisseur Poids
Aurelia Seagull ST16 36 mm 13 mm 138 g
Solarius Non précisé 35–39 mm 11,5 mm
Rose Horizon Hiou ST6 40 mm 13,4 mm 133 g
Prestige Edition Non précisé 40 mm
Regal Pearl DG5833GMT 40 mm 14 mm 148 g
Explorer Pearl DG5833A 42 mm 13 mm 175 g
Aureon Seagull 2813 43 mm 15 mm
Asterion Seiko NH35A

Trois choses ressortent. L'Aurelia est le plus petit boîtier de la sélection avec 36 mm, et à 13 mm d'épaisseur elle n'est pas plus fine pour autant — petit ne veut pas dire plat. La Solarius ne donne pas un diamètre mais une fourchette, de 35 mm à 39 mm, soit quatre millimètres d'écart qu'il vaut mieux lever avant de commander. Et l'Asterion est le seul modèle de la collection à annoncer 200 m d'étanchéité, le double de tout le reste — mais elle ne publie ni diamètre ni poids, si bien que vous achetez le mouvement et l'étanchéité plutôt qu'une taille connue.

Les douze familles à quartz

C'est du côté du quartz que l'éventail est le plus large, dans tous les sens : le boîtier le plus fin, la montre la plus légère, le plus grand diamètre et tous les chronographes se trouvent ici.

Montre Mouvement Boîtier Épaisseur Poids
Royal Slim TMI VJ21 37 mm 7 mm 109 g
Sterling Chrono TMI VK63 39 mm 13,5 mm 137,8 g
Vanguard Classic Seiko VH65 40 mm 10 mm 59 g
Copper Moon Epson VX3HA 40 mm 10 mm 53,6 g
Midnight Seiko VH65 40 mm 11 mm 49 g
Apex Seiko VK63 40 mm 12 mm
Gold Summit Seiko VK63 40 mm 14 mm
Saturn TMI VK63 40 mm 14 mm
Lunarsteel Japan VK63 40 mm
Aero Chronograph TMI VK64 44 mm 12,8 mm 98,4 g
Silver Compass Non précisé 44,5 mm 12 mm 72,7 g
Royal Chrono VK67 46,5 mm 14 mm 75,5 g

Le méca-quartz, la catégorie du milieu

Sept des douze familles à quartz utilisent un mouvement de la même famille japonaise — les VK63, VK64 et VK67 — et ce ne sont pas des quartz ordinaires. Ce sont des hybrides, que l'on appelle méca-quartz : l'heure est tenue par un circuit à quartz, mais le chronographe lui-même est un module mécanique. On appuie sur le poussoir et l'aiguille du compteur est entraînée par des leviers et des rouages, pas par un moteur pas-à-pas ; à la remise à zéro, elle revient d'un coup sec au lieu de parcourir le cadran.

C'est précisément ce comportement qui donne à un chronographe méca-quartz la sensation d'un chronographe mécanique, tout en gardant la précision du quartz et sans aucun remontage. Si ce qui vous attire dans la mécanique est la réponse du chronographe sous le pouce, c'est par cette catégorie qu'il faut commencer — et c'est celle que presque personne ne nomme dans un titre de produit. Le guide des chronographes compare les huit familles par diamètre, verre et disposition du cadran.

Ce que la fiche technique ne dit pas

Trois familles des tableaux ci-dessus indiquent seulement que le mouvement est automatique, ou seulement qu'il est à quartz, sans nommer de calibre. Ce n'est pas un défaut et cela n'en fait pas de moins bonnes montres — mais si c'est précisément le mouvement que vous achetez, achetez parmi les modèles qui le nomment. Six des huit automatiques annoncent un calibre, et onze des douze modèles à quartz aussi.

Il existe un second groupe qu'il vaut mieux connaître : quelques modèles du catalogue ne figurent dans aucune des deux collections, parce que leur fiche ne s'engage sur aucun type de mouvement. On y trouve les modèles à cadran ouvert, dont le cadran et le fond laissent voir des pièces mécaniques. Ce que l'on aperçoit à travers le verre n'est pas la même chose qu'un calibre publié, et ce guide ne le traite pas comme tel — le guide du cœur ouvert détaille exactement ce que ces deux modèles déclarent et ce qu'ils taisent.

Laquelle choisir

Prenez une automatique si c'est la montre que vous porterez presque tous les jours, si vous voulez que le mouvement fasse partie de ce que vous possédez, ou s'il vous faut les 200 m que seule l'Asterion propose. Acceptez en échange un boîtier d'au moins 11,5 mm, une montre plus lourde, et une dérive qui se compte en secondes par jour.

Prenez le quartz si vous avez plusieurs montres, si vous voulez un boîtier sous les 10 mm ou une montre sous les 60 g, ou si la montre sera portée de temps en temps et doit être à l'heure au moment de la mettre. Et visez le méca-quartz si vous voulez un chronographe : sept des huit familles de chronographes annoncent ici un mouvement de la série VK, et la remise à zéro mécanique est justement la partie que vous utiliserez.

Questions fréquentes

Une montre automatique est-elle meilleure qu'une montre à quartz ?

Pas pour la précision : le quartz est nettement plus précis, de l'ordre de quinze secondes par mois contre dix à trente secondes par jour. L'automatique est préférable si vous voulez un mouvement mécanique qui fonctionne sans pile et que l'on entretient au lieu de le remplacer. Ce sont deux objets différents, pas deux qualités du même.

Combien de temps une montre automatique fonctionne-t-elle une fois retirée ?

Environ un jour et demi sur les mouvements utilisés ici, puis elle s'arrête et doit être remise à l'heure. Portée tous les jours, elle ne s'arrête jamais. Ce seul fait tranche la question pour la plupart des acheteurs.

Une montre automatique a-t-elle besoin d'une pile ?

Non. La masse oscillante tend un ressort grâce aux mouvements du poignet, et ce ressort entraîne la montre. Deux des automatiques présentées ici — l'Asterion et la Solarius — peuvent en plus être remontées à la main par la couronne.

Qu'est-ce qu'un mouvement méca-quartz ?

Un hybride : l'heure au quartz, le chronographe mécanique. L'aiguille du chronographe est entraînée par des rouages plutôt que par un moteur et revient à zéro instantanément. Sept des douze familles à quartz présentées ici en utilisent un — les VK63, VK64 et VK67.

Quelle est la plus fine, l'automatique ou le quartz ?

Le quartz, et l'écart n'est pas mince. Le boîtier à quartz le plus fin de cette collection fait 7 mm ; la plus fine des automatiques fait 11,5 mm et la plupart se situent entre 13 mm et 15 mm. Un mouvement mécanique demande une masse oscillante et un barillet, et cela prend de la hauteur.

À quelle fréquence faut-il changer la pile d'une montre à quartz ?

Environ tous les deux ans pour un mouvement à quartz classique, et plus souvent pour un chronographe utilisé régulièrement, les compteurs consommant davantage.

En résumé

Une montre automatique se remonte au poignet, ne demande aucune pile et s'arrête environ un jour et demi après avoir été retirée ; c'est la plus épaisse et la plus lourde, à partir de 11,5 mm ici. Le quartz fonctionne sur pile pendant près de deux ans, tient l'heure bien plus finement, et réunit à la fois le boîtier le plus fin de la collection avec 7 mm et le plus léger avec 49 g. Sept des huit familles de chronographes sont des hybrides méca-quartz — l'heure au quartz, le chronographe mécanique avec retour à zéro instantané.

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